Pas d’inclusion sociale sans une véritable collectivité et des relations d’amitiés!

Nous vous partageons quelques extraits des présentations des panélistes récoltés lors de la table ronde sur le « Vivre ensemble », qui s’est tenue cet été au Forum Social mondial à l’initiative de L’Arche Canada. Rappelons que cette table ronde est la première d’une série de rencontres sur le même thème, lesquelles se dérouleront dans plusieurs régions au cours des prochains mois.

 

« Ça prend un village pour élever un enfant »

 

Ce dicton africain, cité au début de la rencontre par Jean Dansereau, révèle bien l’écart entre les approches de vie de beaucoup de sociétés traditionnelles et celles, beaucoup plus individualistes, qui prévalent dans nos sociétés contemporaines.

Jean Dansereau précise : « Dans nos grandes sociétés, le phénomène d’isolement est de plus en plus important. Pourtant on investit de plus en plus dans toutes sortes de services, mais l’isolement est de plus en plus important chez la majorité des gens. Il y a de moins en moins de rencontres entre la fratrie, avec nos familles. »

Selon Monsieur Dansereau, avoir une vie active, des amis, cela parait une évidence pour la majorité d’entre nous, mais non pour les personnes qui ont une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme, pour celles qui ont des problèmes de santé mentale ou d’autres handicaps.  Il ajoute que le simple phénomène du vieillissement fait que ce réseau d’amis devient de plus en plus un rêve.  La vie collective apparait aujourd’hui de plus en plus comme une utopie pour beaucoup de personnes marginalisées. 

Jean Dansereau se demande par ailleurs comment expliquer l’exclusion qui continue d’exister malgré toutes les politiques qu’on a connues dans nos pays occidentaux :

« Au-delà de la réalité dont on vient d’être témoin, des barrières matérielles physiques qui se présentent à nous pour avoir accès à des lieux, avoir accès à certains types d’activités, il y a toutes les autres barrières beaucoup plus importantes… je dirais à la limite, perverses, qui créent des distances entre nous et qui font qu’on exclut ceux qui ne sont pas semblables à nous-mêmes. »

« Au-delà de ça, on peut parler, oui… de facilitateur, d’accompagnateur… On peut parler de personnes qui vont aider à peut-être  palier à certaines difficultés ou certaines limitations que les gens peuvent avoir, mais on ne parlera pas véritablement d’inclusion. »

Jean Dansereau, qui connait très bien le réseau de la santé et des services sociaux pour y avoir œuvré pendant une quarantaine d’années, parle du rôle des services professionnels :

« ... je suis loin d’être celui qui conteste l’importance de l’expertise qu’on a à développer pour savoir bien accompagner les gens. Le problème, c’est quand l’expertise devient la réponse et devient le mode d’inclusion. L’inclusion ne peut pas se faire à travers une relation professionnelle. L’inclusion ne peut exister que dans une relation d’amitié qui se développe avec des personnes. »

Il souligne par ailleurs que les professionnels se sont substitués facilement ou trop souvent à cette relation d’amitié.

La question qui se pose dès lors, selon Jean Dansereau, c’est comment établir dans ce contexte-là une nouvelle communauté, un nouveau sens de l’appartenance et un nouveau sens de la solidarité?

« Malgré les politiques, là où il y a une inclusion qui s’est manifestée, quand  on regarde la littérature, c’est quand il y a dans la collectivité des gens, des défenseurs qui croient fondamentalement aux principes d’équité, d’ouverture et de partage. » 

« Réapprendre à vivre ensemble… le défi est de le faire avec les personnes marginalisées. Si on ne peut pas inclure les gens les plus vulnérables, on ne créera pas une société inclusive, on va créer de plus en plus une société compartimentalisée et dans laquelle on peut, chacun d’entre nous, demain matin, en vivre les conséquences et je dirais… les préjudices que ça peut causer. »

Monsieur Dansereau nous invite à redécouvrir le sens de l’appartenance à une société sans se refermer sur soi-même et sans attendre que la réponse vienne des autorités.

« Si on attend les gouvernements et les institutions, on va attendre longtemps. Je pense que les gouvernements vont être ouverts dans la mesure où ils sentent qu’il y a une volonté de la population à ce que ça se produise, et définitivement, les établissements vont suivre, les institutions vont suivre dans le sens où de plus en plus, le discours est qu’il faut répondre aux besoins de la personne, et non pas que la personne s’adapte à l’organisation de services. »

« Donc si on veut créer une société plus inclusive, il faut véritablement aller au-delà de ce qui est fonctionnel, et décider de prendre le risque de la relation. »

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Du côté des personnes marginalisées, le témoignage de Mélissa Desjardins, atteinte de sclérose en plaques et auteure du blogue « Les hauts et les bas de la vie à roulettes » est venu valider les propos de Jean Dansereau.

« Maintenant dans les sociétés, le tissu social s’effrite… »

« ...quand on parle de vivre ensemble, je pense qu’il y a une nécessité à ce niveau-là aussi… de genre d’un vrai engagement… de créer des vraies communautés, peut-être pas nécessairement vivre dans les mêmes habitations, hébergements, mais pourquoi pas aussi… »

« Dans notre société, on doit tout faire, produire, go go go… et j’en faisais partie pendant longtemps, jusqu’à il y a deux ans… »

Elle relate le fait, que suite à sa perte de mobilité, les services existants ne pallient pas au « vrai besoin réel de vrais liens, juste de pouvoir échanger et de pouvoir compter sur des gens. » 
Madame Desjardins expérimente le besoin criant des nombreuses personnes qui se retrouvent en marge de la vie professionnelle :

« On a besoin de vraies communautés, que les gens s’engagent, puis vraiment juste oser regarder, puis offrir, tendre la main à son voisin qui est âgé, handicapé… Ça peut aussi être un nouvel immigrant, un nouveau reçu, mais s’ouvrir à la différence… » 

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La travailleuse sociale Nadia Fleury, qui répond aux appels sur la ligne Info-Social (811) du CISSSO à longueur de journée, nous confirme la détresse des personnes en perte de réseau social.

« Le dénominateur commun d’une grande part des appels se résume à la désintégration de leur réseau social. Les appelants réguliers de l’info-social sont souvent désincarnés de leur réseau social/familial d’appartenance et nous sommes souvent la seule ressource qui leur soit accessible.

Ces personnes ne travaillent plus, ont peu d’occupation et n’ont plus de réseau. Par conséquent, ils éprouvent des symptômes anxieux et dépressifs qu’ils souhaitent combler en nous parlant. Nous tentons alors de faire comprendre que ce n’est pas en en parlant que la problématique à la base sera résolue, mais qu’il faut une mobilisation vers le changement, c’est-à-dire de reconstruire des liens sociaux (ex. en joignant un organisme communautaire, en devenant bénévole…) Ces appelants ont peu d’ouverture car la seule réponse qu’ils voient à leur problème est d’en parler, ce qui n’est qu’un soulagement temporaire. »

Madame Fleury nous a livré des statistiques sur les utilisateurs de la ligne Info-social. Beaucoup d’appels témoignent de la solitude des personnes qui n’ont aucun réseau et qui se tournent alors vers un service en ligne pour obtenir une forme ou une autre de soutien.

26,76% des appels sont des demandes d’information; 13,67% sont reliés à des questions de santé mentale; 13,08% proviennes de personnes suicidaires et 13,45% témoignent de problèmes sociaux divers.

Elle mentionne par exemple les personnes qui sont vieillissantes,  les personnes qui vivent des handicaps, physiques ou intellectuels… ou cognitifs… des gens qui ont des neuro-traumatismes, des AVC, des gens qui vivent la violence conjugale, la violence familiale… Beaucoup vivent l’isolement et sont tout seuls à la maison,  ils ont besoin de parler…

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Un autre invité à la table ronde, Robert Beaudry, directeur du PAS de la rue, a témoigné de la situation particulière de personnes vieillissantes qui se retrouvent marginalisées suite à la perte de leur emploi en fin de vie active.

Le PAS de la rue reçoit près de 600 personnes différentes par année à Montréal, des gens qui, pour la plupart, avaient une vie très active avant et qui à un moment donné, suite à un accident de vie, se retrouvent dans la spirale de la marginalisation et de l’isolement social.

Robert Beaudry signale que malgré les 107 organismes qui travaillent à la pauvreté au centre-ville de Montréal, il subsiste une grande problématique dans laquelle les solitudes cohabitent ensemble et ne se parlent pas.

« On se retrouve encore avec cette espèce de réalité-là où on a peur, on a peur des gens qui ont vécu des accidents de vie, on a peur de mélanger les gens avec les autres, on aime caser, mettre dans des cases tout le monde… C’est comme ça qu’on marginalise, c’est comme ça qu’on stigmatise, c’est comme ça qu’on sépare… alors qu’on a tellement d’opportunités de tout mettre ensemble, justement, pour améliorer les conditions de vie de ces gens-là, et qui eux-mêmes trouvent le moyen de les améliorer, à arrêter la sur-intervention… (…) ...juste de mettre en commun les personnes, je pense que déjà on va régler une grande partie de la marginalisation. »

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Normand Boucher, chercheur au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS) et professeur à l’École de service social de l’Université Laval, abonde dans le même sens :

« On a développé un modèle d’intégration qui est beaucoup plus individuel, qui fait reposer une exigence sur la personne, en termes de sociabilité, de développement de réseau, de compétence, d’habilité sociale. »

Ce chercheur nous a parlé du rôle des intervenants qui sont justement là pour « développer les habilités sociales des gens, pour arriver à collaborer à maintenir ce réseau-là, à créer ces liens-là. Ce n’est pas facile dans notre type de société où on met l’accent beaucoup sur la rapidité, la concurrence, la façon de faire… » 

Monsieur Boucher nous a rappelé un défi social majeur auquel fait face la société québécoise :

« Actuellement, il y a des enjeux importants là. Un des enjeux, pour moi, qu’on commence à aborder du côté de la recherche, c’est une nouvelle réalité, c’est le vieillissement avec des incapacités… que ce soit intellectuel, que ce soit physique, que ce soit cognitif. Qu’est-ce que ça veut dire en termes de maintien, de vivre dans la communauté… de vieillir avec des incapacités? » 

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Les communautés de L’Arche ont justement développé une importante expertise dans le maintien des personnes vieillissantes et en perte de facultés au sein de la collectivité, leur offrant un véritable réseau d’amitié et de soutien.

Louise Provost, travailleuse sociale et coordonnatrice de la formation et du recrutement à L’Arche Canada,  souligne que pour les communautés de L’Arche, le « vivre avec » va bien au-delà du développement de services à l’intention d’un groupe marginalisé, et est une composante fondamentale du « Vivre ensemble ».

Madame Provost précise que « la grande révolution de ce qui se passe à L’Arche, c’est qu’on peut apprendre de la personne qui est en face de soi. » Elle ajoute :

« Quand on vit ensemble, on ne peut pas se cacher.  C’est-à-dire qu’on ne peut pas être à L’Arche sans entrer dans une forme de relation avec l’autre. Cette relation-là change le regard qu’on a sur nous, mais sur l’autre aussi. »

« Comment est-ce que je peux apprendre de quelqu’un qui est exclu, qui n’a pas le même langage que moi, qui n’a pas la même expérience que moi? (…) Qu’est-ce que je vais apprendre de cette personne-là à qui on donne aucune valeur? C’est surprenant ce qu’on peut apprendre les uns des autres dans ce contexte-là. »

La grande découverte de L’Arche, c’est que les personnes présentant une déficience intellectuelle et qui peut-être n’ont pas les mêmes habilités, ont des dons. Elles ont des compétences, des habilités relationnelles, humaines, des habilités sociales qui vont se révéler dans le partage au quotidien. « Cette vie-là ensemble va nous transformer, va transformer le regard que j’ai sur moi et sur l’autre. »

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Gilles Strasbourg, de l’initiative citoyenne en inclusion sociale du dépanneur Sylvestre, a témoigné à son tour de l’apport à la qualité de la vie collective des personnes présentant une déficience intellectuelle.

En parlant de ces personnes du Pavillon du parc qui honorent le dépanneur de leur présence quotidienne, il nous partage : « Quand on parle d’inclusion, c’est notre meilleur comité d’accueil… Quand on veut former quelqu’un à l’accueil, on lui dit « Viens de jour, viens voir ce qui se passe, puis tu vas comprendre comment ça fonctionne, l’accueil. »
Il ajoute que ces personnes ont les mains grandes ouvertes, elles nous accueillent généreusement sans retenue : « Bonjour, je m’appelle… Comment tu t’appelles? Qu’est-ce que tu fais? »

Gilles Strasbourg renchérit en nous confiant : « …et ça pour moi, ça, juste ça, c’est suffisant pour me dire « Oh, moi je veux être ici, là! » C’est quelque chose qui vient changer ce que tu es, c’est quelque chose qui vient changer ton rapport avec les autres… totalement! En tout cas, ça a été mon cas. C’est quelque chose qui vient complètement te rendre ton authenticité! »

 « Puis les gens qui viennent au Dépanneur me traduisent à peu près ce que je vous dis là. Ils comprennent que ces personnes sont généreuses et que ça amène chez l’autre la capacité… ‘ Hey! S’ils sont capables de faire ça, moi aussi je suis capable de faire ça.  Ok, je peux, moi, offrir des choses. Je suis capable aussi. ‘ »

Le dépanneur Sylvestre est un laboratoire d’inclusion sociale qui expérimente depuis bientôt 15 ans des formes d’intégration intersectorielles orientées vers le « Vivre ensemble ». Monsieur Strasbourg témoigne :

« Alors, il y a là une espèce de chimie, je dirais, qui transforme complètement les rapports que les personnes ont avec d’autres. Et s’il y a une chose qui est à la base de toute cette relation-là, je vous dirais, c’est l’humilité. Et ça, on apprend ça aussi, l’humilité, quand on est dans ce genre de rapport-là. On est à contre-courant de ce que la communauté, de ce que la société, de ce que la société de consommation nous amène. » 

« Qui on est? Est-on ce que l’on fait et ce que l’on possède?
C’est ce qu’on apprend. Alors désapprendre ça, ce n’est pas une mince tâche. Eh bien, au Dépanneur, je vous le dis, on a beaucoup d’aide là-dedans, et c’est vraiment un rapport complètement transformé et ça nous dégage… et ça nous met dans un autre état, vraiment un autre état de rapports avec tout le monde, pas seulement au dépanneur, parce que vous comprenez bien évidemment qu’il y a un impact plus large que là, c’est une école de transformation. C’est un endroit d’inclusion le plus total, le plus complet que je connaisse. Et si vous avez l’occasion de venir en Outaouais, vous êtes invités. Venez au Dépanneur Sylvestre! Vous allez comprendre vraiment le cœur et le sens de tout ce qui se passe là. »

Monsieur Strasbourg, qui a été intervenant et gestionnaire durant 40 ans dans le domaine de l'intervention sociale, a été responsable du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) à la Direction générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais. Il témoigne pour conclure :

« Je viens du domaine social, j’ai travaillé toute ma vie là-dedans… je vous le dis, je le dis à tout le monde, j’ai l’air de me répéter mais, ça me fait rien… je n’ai jamais vu une expérience comme ça dans le domaine communautaire… »

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Dans un tout autre créneau, Jessica Veillet, chargée de projet pour Voisins solidaires au Réseau québécois de Villes et Villages en santé (RQVVS), nous a parlé de l’extraordinaire projet de « vivre ensemble » de Cohabitat Québec dont elle est copropriétaire-résidente.

« « Cohabiter à Québec », c’est un projet citoyen – ça l’a pris donc 9 ans à se réunir, à s’organiser, à se comprendre, à garder la motivation, à trouver le terrain… jusqu’à la construction puis l’aménagement de nos espaces. Ce sont des condos, donc on est une centaine en tout à habiter là avec les enfants… Il y a 42 enfants puis une soixantaine d’adultes. Il y a 42 unités. » 

« Le concept de cohousing, c’est d’être propriétaire, pace que tu vas moins quitter rapidement quand il y a un conflit, une tension ou un mécontentement. Tu es engagé. » 

« On a deux piliers qui sont essentiels à notre mode de fonctionnement. Il y en a un, c’est la communication non violente, on est tous formés en prévention de résolution de conflits, c’est la base pour faire partie du projet…. (…) …et aussi on a un mode de gouvernance qui est la sociocratie… » 

Madame Veillet témoigne de la dimension du vivre ensemble intergénérationnel de cette initiative :

« Une des grandes richesses qu’on a dans notre vie à Cohabitat, on se connait, on a beaucoup d’entraide avec les enfants, les ainés. J’ai plein de grands parents, là, puis j’apprends c’est quoi vieillir, et eux ils apprennent aussi c’est quoi vieillir en même temps. On s’en parle… et il y a beaucoup d’expériences de vie.  On a cette richesse-là. »

« Pour moi, là, de vivre à Cohabitat, c’est que j’apprends à reconnaitre qu’on a tous des paradigmes, des nuances, des personnalités qui évoluent, des façons de parler qui évoluent aussi, des façons d’être… » 

« On apprend à être plus tolérants, à accepter nos limites aussi, de reconnaitre qu’on en a, puis que c’est correct, être moins exigeant envers les autres aussi… » 

Toujours à propos de « Vivre ensemble », Jessica Veillet  nous a aussi parlé du réseau « Villes et villages en santé », lequel est le promoteur de La « fête des voisins ».

Elle nous partage : « La fête des voisins, c’est une invitation aux citoyens à faire une fête dans leur rue, dans le quartier, pour « casser la glace » entre voisins. Puis on s’est dit, ok il y a La fête des voisins, puis est-ce qu’on peut faire perdurer… c’est un état d’esprit, le bon voisinage, mais à l’année longue? Donc il y a eu des projets pilotes... »

« Comment, qui peut faire ça, favoriser le bon voisinage? Les citoyens ont un rôle, c’est sûr, les organismes aussi, la municipalité… » 

« Il y a plein de projets positifs qui émergent, puis dans lesquels on fait partie, puis on a besoin de la participation citoyenne, évidemment, pour s’impliquer et apprendre à vivre ensemble. C’est un processus commun collectif. On continue! »

 

Le mot de la fin

 

Pour terminer, Jean Dansereau cite le philosophe québécois Jacques Dufresne: « N’est-ce pas la rencontre qui crée la communauté, et n’est-ce pas le regard qui crée la rencontre? »

Monsieur Dansereau précise :

« On se découvre dans le regard de l’autre. On regarde le développement du jeune enfant… On se révèle aussi par le regard de l’autre, autant et sinon plus que par nos propres réalisations. Et cela on l’oublie souvent! On pense que là où on va se révéler,  ça va être par nos réalisations… mais une fois qu’on n’est plus capable d’être productif  et de réaliser des choses, ou qu’on ne l’a jamais été, ça veut dire quoi? Ça veut dire qu’on est condamné? Alors s’il n’y a pas la relation qui s’établit, il n’y a pas grand-chose d’autre. La réflexion nous engage résolument à aller au-delà des actions, sans se faire d’illusions ni diminuer les obstacles qui limitent la participation citoyenne. »

C’est cette réflexion sociale essentielle que L’Arche est heureuse de promouvoir, avec d’autres partenaires, au travers d’une série de tables rondes sur le « Vivre ensemble ».

À L’Arche, des personnes, certaines présentant une déficience intellectuelle et d’autres ayant accès l’ensemble de leurs facultés, choisissent de partager leur quotidien dans une relation de mutualité. En ce sens, les communautés de L’Arche dans le monde pratiquent le vivre ensemble depuis maintenant plus d’une cinquantaine d’années.

C’est l’organisme « Le PAS de la rue » qui a accueilli la deuxième table ronde à Montréal. Nous vous en livrerons les réflexions essentielles prochainement.

La prochaine table ronde se tient à Gatineau ce 3 novembre 2016.

Cette rencontre de réflexion sur le vivre ensemble et l’inclusion sociale est organisée par le dépanneur Sylvestre en partenariat avec L’Arche Canada.

Pour en savoir plus :

https://depanneursylvestre.wordpress.com/inclusion/

Les autres communautés et organismes qui voudraient organiser une table ronde dans leur région sont invités à nous écrire à communications@larche.ca. Nous offrons un soutien logistique et promotionnel pour en faciliter l’organisation.

Restez branchés, nous vous annoncerons les dates et lieux des prochaines rencontres.


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