Que nous soyons loin ou proches, mon frère, ma sœur restent inscrits à l’intérieur de moi. Je les porte et ils me portent, et quand on se retrouve, on se reconnaît. Nous sommes faits les uns pour les autres, faits de la même terre, membres d’un même corps. Le terme « mon peuple » ne veut pas dire que je suis dans un état de supériorité à leur égard, que je suis leur berger et que je m’occupe d’eux. Cela veut dire qu’ils sont à moi comme je suis à eux. Nous sommes tous solidaires. Ce qui les touche me touche.
La Communauté, lieu du pardon et de la fête, p.25 |