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La boîte à souvenirs : les planchers en bois de pin

Qu'est-ce qu'un plancher en bois datant des années 1940 peut nous enseigner sur la vie pendant la COVID-19 ?

Toc, toc, toc! Ce n'est pas du code Morse, mais une forme de communication qui vous est sûrement familière si vous avez déjà vécu dans un immeuble d'appartements. Toc, toc, toc! On entend les coups à travers les murs et les plafonds. « Baisse la musique! » « Arrête de crier! » « Moins de bruit! » Les coups sont un appel au silence. C'était le cas, du moins, jusqu'à ce qu'une religieuse nommée Elizabeth Buckley se présente à L'Arche Daybreak.

Elizabeth est entrée dans la communauté d'origine de L'Arche en France peu après sa fondation. C'est elle qui fondera plus tard L'Arche Inverness en Écosse et L'Arche Boston (sa ville natale, comme le trahit son fantastique accent). Elle y a été responsable de communauté pendant plusieurs années avant de se joindre à L'Arche Daybreak en 1990, à l'âge de cinquante-huit ans.

Elle a emménagé dans le confortable sous-sol du foyer Big House dans l'intention d'y devenir « l'ermite de Daybreak ». Au lieu de la vie de tranquillité et de prière à laquelle qu'elle prévoyait, elle a vite assumé le rôle de mentor pour toute l'équipe de direction de Daybreak. Chaque jour, on la voyait glisser avec ses pantoufles sur les planchers de bois du bureau, où elle accompagnait l'équipe.

Elle encourageait chacun à parler de ses problèmes dans le bureau de la « Reine mère », qu'elle appelait « le palais de Buckleyham ». Sa porte était toujours ouverte pour quiconque avait besoin d'une conversation, de quelques conseils et d'une bonne tasse de thé.

Elle tricotait assise dans son fauteuil et déroulait le fil de ses riches expériences de vie. Après chacune de ces histoires, on se sentait mieux que lorsqu'elle avait commencé.

Mais la responsable de communauté retraitée avait décidé de ne jamais prendre part aux réunions d'équipe, qui avaient lieu dans le bureau se trouvant directement au-dessus de son appartement.

Pendant les réunions, cependant, elle offrait son aide d'une manière originale. « Si un jour vous traversez une période difficile », avait-t-elle dit, « et que vous ne savez pas où aller, donnez quelques coups sur le plancher et je prierai pour vous. De jour comme de nuit, si vous tapez du pied, vous saurez que je suis dans mon appartement et que je vous accompagne. »

Les services de l'hermite en résidence ont été demandés à de nombreuses reprises au fil des ans. Toc, toc, toc! Chaque fois qu'Elizabeth entendait les coups à travers le vieux plancher en bois de pin qui saupoudrait de poussière ses cheveux gris, elle laissait de côté ses mots croisés et commençait à prier. Après quelques coups, l'équipe se sentait mieux de savoir qu'elle n'était pas seule dans ce moment difficile.

Tandis qu'Elizabeth vieillissait, ses mouvements se faisaient plus lents, et ses besoins d'assistance, plus grands. Et l'aide dont elle avait besoin n'était jamais bien loin. Pour l'équipe du bureau, c'était un honneur de pouvoir être là pour elle.

Jusque dans dernières années de sa vie, elle a continué à tenir sa cour au palais de Buckleyham, à écouter si on frappait sur le plancher et à offrir son soutien. Puis, le 24 juillet 2016, les coups se sont tus. Elizabeth était décédée, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.

Après le départ d'Elizabeth, tous les gens de L'Arche ont fait ce qu'ils pouvaient pour continuer son rôle. Toc, toc, toc! Grâce à l'exemple d'Elizabeth, ce n'est plus un appel au silence, mais à l'action. Lorsque nous entendons un coup - que ce soit sur le plancher ou la porte, sous forme de sonnerie ou de texto - nous offrons notre aide, quelle qu'elle soit.

Il est souvent plus facile d'offrir de l'aide que de la demander. N'oubliez pas que chacun pourrait avoir besoin d'aide dans les moments difficiles. Dans la lutte de notre communauté internationale contre la COVID-19, c'est l'aide réciproque qui nous permettra de surmonter cette épreuve.  Peu importe ce qui vous afflige, qu'il s'agisse d'une maladie, de l'anxiété ou de difficultés financières, vous n'avez pas à souffrir seuls. N'hésitez pas, frappez quelques coups.


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